Choisir Rabat, c’était bien sûr refuser le Maroc
touristique en tournant le dos à cette
« photographie orientaliste qui avait exorbité
la différence des choses et des figures ».
Bien au contraire, remarquait Abelkhebir Khatibi,
« notre photographe se déplace dans ces villes
sans passion surajoutée, sans hystérie ».
Il ne s’agit pas ici de recréer un Maroc « exotique »
mais de restituer, en s’approchant physiquement
au plus près de nos contemporains qui y vivent
et l’habitent, une vision du Maroc actuel qui superpose
les temporalités, le chantier et le monument historique,
le vêtement traditionnel et le survêtement Nike,
l’éphémère et l’immuable.